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14-06-2021 03:41

Weer rumoer om grands crus

 

Even leek het rumoer rondom het nieuwste wijnklassement voor de grands crus Saint Émilion verstomd. Maar drie afgewezen châteaux hebben nu toch besloten een proces tegen hun uitsluiting aan te spannen bij het ‘tribunal administratif’. Het gaat om Croque Michotte, La Tour de Pin Figeac en Corbin Michotte. De beoordelingscriteria zijn juridisch en wetenschappelijk onhoudbaar, vinden de rebellen. Maar het Franse staatswijninstituut INAO vindt dat bij de vaststelling van het recente klassement alles volgens de regels is verlopen. De Franse collega’s melden:

 

“Comme ce fut le cas pour le classement 2006, le classement des grands crus de Saint-Émilion 2012, rendu public en septembre dernier, fait l'objet de recours en annulation devant le tribunal administratif.
On savait, dès la publication du classement en septembre 2012, que certains, déclassés ou non classés, avaient mal pris la chose.
Au Château Croque-Michotte, Pierre Carle n'avait pas caché sa colère dès le lendemain de la publication. Après avoir essuyé un premier échec en 2006 et participé avec d'autres à la fronde qui avait conduit à l'annulation du classement, il admet tout aussi mal d'être de nouveau évincé en 2012. Il a donc choisi de repartir au combat. Comme La Tour du Pin Figeac, propriété de la famille Giraud, et Corbin-Michotte, qui appartient à Jean-Noël Boidron. « On estime que nous aurions dû être classés ou maintenus dans le classement, déclare ce dernier. Je trouve incompréhensible d'avoir été finaliste de la Coupe des grands crus classés de Saint-Émilion en juin 2012 et d'être déclassé en septembre. »
Du côté de Croque-Michotte, Lucile, fille de Pierre Carle, a bâti le dossier avec son père. « Nous avions été déclassés en 1996. Mon père venait de reprendre la gérance de la propriété. Des efforts ont été faits pour retrouver le classement en 2006. On ne nous l'a pas accordé. Nous avons contesté et nous avons eu raison. On ne va pas encore nous refaire le coup. »

Lucile Carle est sûre de son argumentaire. Il s'appuie sur deux piliers. « Sur la grille de notation élaborée par Veritas, nous aurions dû obtenir la note permettant d'être classé. Mais au sein de cette grille même, il y a des critères juridiquement et scientifiquement attaquables. Nous l'avons dit dès le départ. Parce que notre objectif n'est pas de porter atteinte au classement qui est un bien collectif. Mais on ne nous a pas laissé le choix, car on ne nous a jamais répondu. »

Du côté de l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité), on joue la sérénité. « Les châteaux avaient jusqu'au 7 janvier pour déposer un recours. Tous les courriers ne sont peut-être pas encore arrivés », estime Jean-Luc Dairien, directeur de l'Inao. « Sur le fond, l'arrêté, signé par les ministres de Finances et de l'Agriculture, peut parfaitement être contesté. Ce n'est donc pas une surprise que des entreprises décident de le faire. »

Il considère en revanche que, sur la forme, tout a été fait dans les règles. « C'est ce que nous avions demandé à nos équipes, au niveau national comme régional. Tout a été prévu par des textes réglementaires. Je suis persuadé qu'il n'y a eu ni indifférence, ni oubli. »

Il appartiendra dans un premier temps au tribunal administratif de le confirmer ou de l'infirmer. Dans tous les cas, il semble qu'on reparte dans un chaos juridique comparable à celui qu'a connu le classement de 2006. Et beaucoup, à Saint-Émilion et ailleurs, pensent qu'une annulation du classement de 2012 sonnerait tout simplement le glas du classement de Saint-Émilion”