We hebben 45 gasten en geen leden online

Unieke bezoekers

3500188
Vandaag
Gisteren
Deze week
-
Deze maand
Vorige maand
Totaal vanaf maart 2013
986
2254
6502
845626
30324
59829
3500188

Uw IP: 35.175.191.72
14-11-2019 12:08

Wijnboeren: stop droge maand

De Franse wijnboeren liggen weer eens overhoop met het ministerie van gezondheid en Santé Publique. Die  willen het land in januari droogleggen en voeren daar campagne voor. Wat heeft dat voor zin als wijnliefhebbers de overige 11 maanden van het jaar kunnen drinken wat ze willen, vraagt de voorzitter van de Onafhankelijke Wijnbouwers zich af. De wijnboeren voelen zich al genoeg geschoffeerd door anti-wijn-acties van de overheid. Vitisphère rapporteert:

 

 

Janvier 2020 rimera-t-il avec mois sans vin ? Le projet de l’agence Santé Publique France (ministère de la Santé) d’un premier « janvier sec » national est la cause de nouvelles tensions entre le gouvernement et l'ensemble de la filière des vins spiritueux. Cette campagne « remet en question la politique de santé publique favorisée jusqu’à présent par les autorités françaises, en substituant la notion d’abstinence à celle de modération » viennent de dénoncer huit organisations de défense des vins et spiritueux* dans une lettre adressée à Édouard Philippe, le premier ministre.

 

Déceptions

Après avoir pris le président de la République au mot de la co-construction de la politique de Santé (passant par la validation de nouveaux repères de consommation, le lancement de campagnes de prévention, les débats sur le pictogramme femme enceinte… sans oublier un ambitieux plan de filière), les représentants de la production et du négoce des vins et eaux-de-vie ne cachent pas leur déception face à l’idée d’une campagne de santé publique s’inspirant du modèle britannique du « dry January » (lancé en 2013 par une association anglaise anti-alcool, Alcohol Change UK).

 

"Qu’est-ce que cela veut dire pour les onze autres mois ?"

« Ce changement de paradigme est incompréhensible. Aller vers un "janvier sec", c’est rompre avec l’idée que mieux vaut éduquer à la culture du vin qu’interdire » reproche Jean-Marie Fabre, le président des Vignerons indépendants de France. Le vigneron audois soulignant que « ce message va culpabiliser les plus de 90 % de Français qui sont en dessous des repères de consommation. Mais ne va pas modifier le comportement de la minorité qui a une addiction. Et si pendant un mois on ne consomme pas, qu’est-ce que cela veut dire pour les onze autres mois, que l’on peut faire n’importe quoi ? »

 

La liste des griefs allant de lla mise en place de Zones de Non Traitement (ZNT riverain) à la grogne sur les retards de paiement des aides à l’export (qui doivent cependant être résorbés d’ici un an), sans oublier le contrecoup commercial de la loi Alimentation sur le marché français (notamment les champagnes et bordeaux) ou le manque d’actions gouvernementales face aux revirements export successifs (soudaine surtaxation américaine, inconnues persistantes sur la stabilité douanière après le Brexit, ralentissement chinois faute d’accords de libre-échange…).

 

Prévention

Au nom du groupe d’étude vin, viticulture, œnologie qu’elle préside à l’Assemblée Nationale, l’élue tarnaise reconnaît que « la France a un vrai problème d’alcoolisme et que l’on est tous pour la prévention, notamment auprès des jeunes et des femmes », mais estime que « le janvier sec n’est pas le meilleur outil de prévention. Il déresponsabilise et stigmatise les producteurs qui n’ont pas été associés. C’est dommage, on retombe dans les travers de l’absence de concertation que l’on souhaite quitter… Nous allons écrire un courrier pour le notifier. »

Alors que l’idée d’un Grenelle de la viticulture reste sur la table (à la demande de l’Association Nationale des Élus de la Vigne et du Vin, ANEV). la filière vin compte mobiliser ses parlementaires dans les prochaines semaines sur le sujet d’un mois sans alcool en particulier, et tous les autres dossiers en général. Contacté, le cabinet de la ministre de la Santé n’a pas souhaité commenter la déclinaison française du « janvier sec ». Qui n’est pas sans rappeler la dénormalisation de la consommation de vin inscrite dans la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022.