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17-02-2019 21:54

Gemillimeter om wijnlogo

Wie het in Frankrijk waagt iets negatiefs tegen wijn te ondernemen, kan rekenen op een storm van kritiek. Die is er nu ook weer, omdat de omstreden minister van gezondheid Agnes Buzyn een wijn-ontradend logo ( geen wijn voor vrouwen in verwachting) een paar millimeter groter op de fles wil, dan de wijnboeren al morrend hebben aanvaard. En de wijnhaters vinden dan weer dat het logo groter moet in zwart-rood en er moet uitzien als een verbodsbord. Er is al geruime tijd gedoe over het uiterlijk van dat logo. Dat komt nu alleen op wijnen die niet worden gëxporteerd. Want al eerder weigerden de Amerikanen flessen met de waarschuwing voor zwangere vrouwen Waarin een groot volk z’n kleinheid toont, lezen we op Vitisphère:

 

 

‘Médecin, Agnès Buzyn assume de mettre en avant les dangers de la consommation de toutes les boissons alcoolisées. Sans pour autant récuser l’aspect convivial.
Les bouteilles d’alcool verraient le pictogramme barrant une femme enceinte s’agrandir de manière conséquente en 2020, selon les derniers projets d’Agnès Buzyn.
Si les réflexions, pour ne pas dire négociations, ne sont pas achevées, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, semble avoir une idée de plus en plus claire de la façon dont elle souhaite voir s’agrandir le pictogramme interdisant la consommation de boissons alcoolisées aux femmes enceintes. À partir de 2020, la dimension de ce logo serait fixée à 1,4 centimètre au minimum, d’après des échos de l’avenue Duquesnes. Le pictogramme resterait monochrome, serait toujours placé sur la contre-étiquette et ne serait obligatoire que pour le marché français.

 

Compromis

Si elle se concrétise, cette proposition hérissera des poils dans la filière viticole, où le sujet d’un agrandissement du logo femme enceinte est des plus sensibles*. Son utilité étant souvent remise en cause (au profit de l’accompagnement médical lors de la grossesse), alors que son poids économique est avéré (le marché américain refusant par exemple ce pictogramme, les opérateurs doivent tirer des étiquettes spécifiques). Mais les cris d’orfraies devraient aussi venir des tenants de l’abstentionnisme, alors que les premiers projets émanant du ministère de la santé proposaient un logo de 2,5 cm, cerclé et barré de rouge, imposé sur l’étiquette de face, le tout avec une mise en place dès 2019 pour toutes les bouteilles de boissons alcoolisées étiquetées en France. En parallèle, l’idée d’un nouveau logo, matérialisant l’interdiction de vente aux mineurs, a également été évoquée.

Aux dernières nouvelles, la ministre de la Santé semble avoir entendu la volonté de la filière vin de participer aux actions de prévention des consommations à risque (le plan de Vin et Société préconise ainsi un logo femme enceinte de 0,8 cm). Agnès Buzyn semble également avoir été sensible aux arguments de la filière vin pour atténuer ses premiers projets. Que ce soit en termes de surcoût des impressions couleur, de besoin de temps pour écouler les étiquettes déjà tirées et de ne pas imposer ce logo aux marchés export.

 

Campagne

La proposition d’Agnès Buzyn devrait être annoncée par le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, aux représentants de la filière vin qu’il reçoit rue de Varennes ce 7 février. Nul doute que ces derniers vont demander à être partie prenante des dernières phases de négociation. Mais les vignerons et négociants ne manqueront pas d’interpeller le ministre de l’Agriculture sur la prochaine campagne de communication préparée par le ministère de la Santé. Prévue pour le printemps 2019, cette campagne devrait viser les quantités conseillées de consommation de boissons alcoolisées. Si Agnès Buzyn affiche son écoute de la filière vin, elle doit encore entendre pleinement sa volonté de coconstruction de la politique de prévention’.