Wijnheggen tegen kanker

De eerste wijngaardheggen om kinderen en ouderen te beschermen tegen nadelige invloeden van pesticiden en ander giftige bestrijdingsmiddelen verrijzen vanaf 9 december in de Côtyes de Bourg. Het gaat om de protectie van ‘gevoelige’ plaatsen, zoals kinderopvanghuizen, scholen en bejaardenoorden. Aan het eind van het jaar moeten al 5 gemeenten met zo’n haag zijn uitgerust. De wijnboeren willen vermijden dat er gevaarlijke situaties ontstaan, zoals in Villeneuve-de-Blaye in april vorig jaar. De collega’s van Lavigne melden:

 

Les vignerons des Côtes de Bourg veulent s’engager pour limiter l’exposition aux phytos des sites sensibles. Des premières haies vont être plantées le 9 décembre et une charte de bon voisinage a été mise en place.
Les haies protégeront les voisins des vignes des embruns de traitement.

Pointés du doigt après l’accident de Villeneuve-de-Blaye, en avril 2014, les vignerons des Côtes de Bourg veulent être à la pointe du vivre ensemble. Annoncé au printemps dernier, le projet collectif de plantation de haies arboricoles entre les sites sensibles (crèches, écoles, maisons de retraite, pôles de santé, etc.) et les parcelles viticoles en Côtes de Bourg va se concrétiser en cette fin d’automne.

Le 9 décembre prochain commenceront les premiers travaux de plantation, à Saint-Ciers-de-Canesse (Gironde). Et pendant le dernier mois de l’année, le syndicat viticole annonce, en tout, la plantation d’un kilomètre de haies dans cinq des treize communes présentant des zones à risque, l’AOC comptant quinze communes. Dès 2016, une deuxième série de plantations est annoncée.

BON VOISINNAGE

D’après le diagnostic réalisé fin 2014, l’aire d’appellation Côtes de Bourg réunit 24 sites sensibles (c’est-à-dire se trouvant à moins de 50 mètres d’une parcelle). Pour protéger ces zones de l’exposition aux embruns phytosanitaires lors des traitements, il faudrait planter 2,4 km de haies protectrices.

En complément de la mise en place d’une zone tampon, le syndicat viticole et la communauté de communes ont proposé une charte de bon voisinage entre les collectivités locales et les vignerons volontaires. À ce jour, 26 vignerons ont adopté cette charte qui les engage à « avertir l’établissement et la mairie des dates de traitements au plus tard la veille de ces travaux » et « adapter leurs horaires de traitement en tenant compte des activités extérieures collectives ». De leur côté, les communes « s’engagent à fournir aux viticulteurs les horaires d’ouverture et de fréquentation des sites sensibles ».