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Weer Frans wijnschandaal

Opnieuw een spectaculair schandaal in de Franse wijnhandel. Yanka Ferrer uit Bordeaux wordt ervan verdacht 420.000 liter wijn uit de Languedoc vervalst te hebben. Ze zou de wijn met valse papieren hebben omgetoverd in Margaux, Pomerol , Pauillac, St. Julien of Bordeaux. De douane vermoedt dat ze twee jaar ongestoord haar slag heeft kunnen slaan als ‘négociante commissionnaire’, een soort verkoopmakelaar. Ze handelde vanuit de Libourne onder de naam Signe de Terres. De fraude-verdenking: vervalsing van electronische begeleidingsdocumenten. De groep Castel was een van de kopers van die vermeend vervalste wijnen. Er loopt nog geen proces tegen de verdachte, die alles ontkent. De collega’s van Vitisphere melden:

 

‘Après l’affaire Raphaël Michel dans le Sud-Est, nouveau coup de tonnerre pour le négoce français cette année avec le dossier Signes de Terres.
Un négociant-commissionnaire aurait floué la place de Bordeaux pendant deux ans en jouant sur la traçabilité des livraisons.

« Tout est faux… Vous n’allez pas continuer ? Oubliez-moi ! » s’emporte Yanka Ferrer, avant de raccrocher et de ne plus répondre aux sollicitations de Vitisphere. Si le nom de la négociante commissionnaire bordelaise est assez peu connu, il est difficile de l’oublier une fois que l’on a pris conscience de l’ampleur de l’enquête pour fraudes qui vise son activité. Des soupçons de transformations de vins en vrac languedociens en vins AOC bordelais pèsent sur son négoce de Libourne, Signes de Terres. Révélée en 2014 suite à un contrôle par l’administration des Douanes et Droits Indirects, la fraude concernerait les plus grands noms de la place de Bordeaux.


Parmi les acheteurs de vins languedociens transformés en AOC girondines, figureraient notamment le groupe Castel (y compris sa filiale Œnoalliance), les Grands Chais de France (GCF), les Grands Vins de Gironde (GVG*, du groupe Borie Manoux) et même le négoce de la première coopérative girondine (le Cellier Vinicole du Blayais, filiale de Tutiac). « Il y a bien plus de négociants concernés avec le jeu des reventes » confie un opérateur girondin, estimant que « cette transformation frauduleuse repose sur un schéma complexe. On ne peut pas le mettre à jour si l’on n’a pas accès aux comptabilités matières. Bref, si l’on n’est pas des Douanes ! ».

 

Lucrative

D’après des sources proches de l'enquête, 4 200 hectolitres de vins auraient ainsi été modifiés frauduleusement entre 2012 et 2014, dont 1 300 hl de vin transformés en AOC Bordeaux, 700 hl en Bordeaux supérieur, 700 hl en Pomerol, 600 hl en Margaux, 350 hl en Pauillac et 100 hl en Saint-Julien. Le tout à partir de vins Pays d’Oc IGP ou de Vins de France, achetés pour leurs cépages bordelais et leurs coûts bien moindres. Cette transformation astucieuse pourrait multiplier jusqu’à cent la valeur d’un lot. Pour donner un ordre de grandeur, les tonneaux de Margaux et de Pomerol s’échangeaient en janvier 2017 pour 8 900 et 10 000 euros l’hectolitre selon le Conseil National des Courtiers de Marchandises Assermentés, quand les prix moyens d’un vin rouge de cépages en Vin de France et IGP étaient respectivement de 82 et 90 €/hl selon FranceAgriMer.

 

Malgré les détails qui filtrent sur ce mécanisme de transformation, il n’y a pour l’instant pas trace d’une procédure judiciaire à l’encontre de Signes de Terres. Cet été, la société de Yanka Ferrer a notifié sa cessation d’activité rétroactive au 31 décembre 2015.